Publié le 10 juillet 2026 à 13:00 · Publication originale
Pourtant, Astragalus membranaceus, plus simplement appelée astragale, est aujourd'hui l'une des plantes les plus étudiées de la pharmacopée chinoise dans les services d'oncologie.
Son ambition n'est pas de faire disparaître un cancer.
Elle est beaucoup plus discrète: aider le corps à mieux traverser l'épreuve des traitements.
Dans plusieurs hôpitaux universitaires chinois, mais aussi dans des centres de médecine intégrative aux États-Unis, l'astragale est évaluée en complément de la chimiothérapie, de la radiothérapie ou de certaines immunothérapies. Les chercheurs veulent comprendre si cette racine peut réduire certains effets secondaires, soutenir les défenses immunitaires et améliorer la récupération des patients.
Pourquoi cet intérêt mondial?
Parce qu'un traitement contre le cancer ne se résume pas à combattre une tumeur. Il faut aussi permettre au patient de conserver suffisamment d'énergie pour poursuivre son protocole. Une fatigue intense, une diminution des globules blancs, une perte d'appétit ou des infections répétées conduisent parfois à retarder ou interrompre les traitements.
Les biologistes ont identifié dans l'astragale plusieurs polysaccharides et saponines capables d'interagir avec les cellules du système immunitaire. Des études explorent leur influence sur les lymphocytes T, les cellules NK, les macrophages, mais aussi sur certaines voies impliquées dans l'inflammation chronique et le stress oxydatif.
Pour les patients, l'enjeu est concret.
Si les effets secondaires diminuent, il devient plus facile de poursuivre les traitements, de retrouver des forces entre deux cures, de conserver une activité physique et parfois simplement de mieux vivre le quotidien.
Les résultats varient selon les cancers, les préparations utilisées et les protocoles médicaux. L'astragale n'est pas un traitement anticancéreux et ne doit jamais remplacer les thérapies validées. Certaines plantes peuvent même interagir avec des médicaments, d'où la nécessité d'un suivi médical spécialisé.
La médecine moderne ne demande plus si une plante est ancienne, elle demande si ses molécules produisent un effet mesurable chez le patient.
C'est ainsi qu'une racine utilisée depuis plus de deux millénaires devient aujourd'hui un objet de recherche dans les laboratoires d'immunologie les plus avancés.
TURANDOT nous rappelle que les plus grands remèdes ne naissent pas toujours d'une nouvelle molécule. Parfois, ils commencent par une vieille racine... que la science apprend enfin à comprendre.
Sources 2026
National Cancer Institute
Society for Integrative Oncology
Journal of Ethnopharmacology
Integrative Cancer Therapies
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