Publié le 21 juillet 2026 à 10:00 · Publication originale
Cette réponse est juste, mais elle est incomplète.
Une découverte publiée dans Nature Metabolism suggère que la différence ne vient peut-être pas seulement des personnes, elle vient aussi des organes.
Grâce aux nouvelles technologies de cartographie moléculaire, des chercheurs ont observé que le cerveau, les reins, les poumons, le cœur ou le tissu graisseux sont capables de transformer certaines molécules chacun à leur manière. Un même médicament ne suivrait donc pas un seul parcours dans le corps, mais plusieurs, selon l'organe qu'il traverse.
Pourquoi est-ce une révolution?
Jusqu'à présent, les chercheurs étudiaient principalement les médicaments dans le sang ou le foie, considéré comme le grand laboratoire chimique de l'organisme.
Ils découvrent aujourd'hui que chaque organe possède sa propre "signature chimique", en fait une molécule peut être modifiée différemment avant d'atteindre sa cible.
Cette découverte pourrait expliquer pourquoi un traitement est très efficace chez certains patients, peu efficace chez d'autres, ou provoque parfois des effets secondaires impossibles à prévoir.
Des équipes du National Institutes of Health aux États-Unis, du Broad Institute \(MIT-Harvard\) et plusieurs centres européens de pharmacologie de précision travaillent désormais à construire un véritable atlas du métabolisme humain.
L'objectif est immense: permettre aux futurs médicaments d'être conçus non seulement pour une maladie, mais aussi pour l'organe où ils devront agir.
Les premiers bénéficiaires pourraient être les grands centres de cancérologie, les services de neurologie, les hôpitaux spécialisés dans les maladies rares et les unités de médecine personnalisée, où chaque traitement est déjà adapté au profil biologique du patient.
Pendant un siècle, nous avons imaginé que le foie dirigeait presque seul la chimie du corps. La biologie révèle aujourd'hui une réalité toute autre.
Nous ne possédons peut-être pas un laboratoire, nous en possédons des dizaines et chacun parle son propre langage.
MÉLISANDE
Comprendre un être vivant, ce n'est pas seulement connaître ses organes. C'est découvrir que chacun possède sa propre manière de dialoguer avec la vie.
Sources 2026
Nature Metabolism
National Institutes of Health
MIT-Harvard
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