Publié le 22 juillet 2026 à 04:00 · Publication originale
Il ne coûte rien, il ne nécessite aucun appareil et il prédit parfois mieux le risque de décès précoce que certains examens médicaux sophistiqués.
Ce marqueur est la force musculaire.
Plus précisément, la force de préhension de la main, mesurée grâce à un simple dynamomètre.
Pourquoi une simple poignée de main pourrait-elle renseigner sur notre espérance de vie?
Parce que la force musculaire reflète bien davantage que les muscles eux-mêmes.
Elle dépend de la qualité des nerfs, du fonctionnement du cerveau, de l'état des mitochondries, de l'équilibre hormonal, de l'inflammation chronique et de la capacité de l'organisme à produire de l'énergie.
Lorsque cette force diminue plus rapidement que prévu avec l'âge, les chercheurs observent souvent une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de perte d'autonomie, de démence et même de mortalité toutes causes confondues.
Cette découverte change progressivement la manière dont les spécialistes de la longévité évaluent le vieillissement.
L'objectif n'est plus seulement d'ajouter des années à la vie, il devient de préserver la puissance fonctionnelle du corps.
Les cliniques de médecine préventive comme la Mayo Clinic, la Cleveland Clinic ou le National Center for Geriatrics and Gerontology au Japon intègrent désormais la force musculaire parmi les paramètres suivis au même titre que la tension artérielle ou certains biomarqueurs sanguins.
Contrairement à notre date de naissance, la force musculaire reste l'un des meilleurs indicateurs biologiques que nous pouvons encore améliorer, parfois à tout âge.
NESTORE
Le temps n'affaiblit pas seulement le corps. Il révèle aussi tout ce que nous avons choisi d'entretenir.
Sources 2026
JAMA Network Open
Nature Aging
Mayo Clinic
National Center for Geriatrics and Gerontology
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