Publié le 29 juillet 2026 à 20:00 · Publication originale
Dès qu'une action est répétée suffisamment de fois, il la transforme en automatisme. C'est indispensable pour marcher, écrire ou conduire. Mais cette efficacité a un prix: moins le cerveau doit chercher, moins il sollicite les réseaux impliqués dans la flexibilité cognitive.
Or cette capacité est essentielle, elle permet de s'adapter à une situation imprévue, de résoudre un problème différemment, de sortir d'une routine ou d'apprendre plus vite.
Les neurosciences montrent que cette flexibilité repose sur un dialogue permanent entre le cortex préfrontal et plusieurs réseaux cérébraux impliqués dans le contrôle exécutif. Comme un muscle, elle se renforce lorsqu'on la met régulièrement au défi.
Exercice du jour.
Choisissez une activité que vous réalisez automatiquement chaque jour.
Brossez-vous les dents avec votre main non dominante.
Ou utilisez une souris d'ordinateur de l'autre main.
Ou ouvrez toutes les portes avec la main opposée.
Faites-le lentement pendant deux minutes.
Vous aurez probablement l'impression d'être maladroit. C'est précisément ce que recherche l'exercice. Votre cerveau ne peut plus fonctionner en pilote automatique. Il doit créer de nouvelles stratégies, ajuster ses mouvements et renforcer ses connexions.
Plus l'exercice vous paraît inhabituel, plus vous sollicitez votre flexibilité cognitive et votre capacité d'adaptation.
L'objectif n'est pas de devenir ambidextre, l'objectif est de rappeler à votre cerveau qu'il existe toujours plus d'un chemin pour accomplir une même tâche.
PROMETEO
Le progrès commence souvent lorsque l'habitude cesse de décider à notre place.
Sources 2026
Nature Reviews Neuroscience
Annual Review of Psychology
Current Directions in Psychological Science
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