Corpus VOCE · 26 août 2026

À Tokyo, douze patients atteints de cancers abdominaux de stade IV ont participé à une expérience inhabituelle. Onze avaient un cancer du pancréas, le douzième un cholangiocarcinome. Leurs tumeurs étaient non opérables. L'équipe de Yoshihiro Muragaki, à Tokyo Women's Medical University, a testé une combinaison encore rare chez l'humain: un anticancéreux transporté par nanoparticules, puis des ultrasons dirigés vers la tumeur.

L'étude publiée en 2026 dans "Ultrasound in Medicine & Biology" utilise le K-912, une formulation d'épirubicine enfermée dans des nanoparticules. Vingt-quatre heures après l'injection, l'appareil japonais MS…

VOCE Association17:00Archive canonique
VOCE

Publié le 26 août 2026 à 17:00 · Publication originale

L'étude publiée en 2026 dans "Ultrasound in Medicine & Biology" utilise le K-912, une formulation d'épirubicine enfermée dans des nanoparticules. Vingt-quatre heures après l'injection, l'appareil japonais MS-2 concentre des ultrasons à 1 MHz sur la tumeur. Une séance dure en moyenne 22,3 minutes.

L'idée est de séparer deux opérations: faire circuler le médicament, puis renforcer son action à l'endroit choisi grâce aux ultrasons.

Sur douze patients, aucune toxicité de grade 3 ou supérieur n'a été observée dans les trente jours. Les chercheurs rapportent une nécrose tumorale complète chez 33,3% des participants et partielle chez 41,7%. L'effectif est beaucoup trop faible pour démontrer l'efficacité clinique, mais les résultats permettent de poursuivre l'évaluation.

D'autres équipes explorent déjà cette voie. À la Mayo Clinic de Rochester, Terence Burns étudie SONALA-001 ou le 5-ALA associés aux ultrasons focalisés guidés par IRM contre le glioblastome. À l'University of Virginia, Shayan Moosa conduit un essai chez onze patients atteints d'un glioblastome récidivant. En 2026, une phase II portant sur 103 patients évalue aussi le système d'ultrasons de faible intensité d'Alpheus Medical, notamment avec Memorial Sloan Kettering, Dana-Farber et NYU Langone.

En Europe, la sonodynamique reste principalement cantonnée à la recherche. Le Japon et les États-Unis avancent déjà vers l'expérience clinique.

L'essai de Tokyo reste minuscule, mais démontre une possibilité étonnante: administrer une molécule, la laisser circuler, puis intervenir plusieurs heures plus tard depuis l'extérieur du corps sur la région ciblée.

Après cela, une échographie paraît moins banale. Les ultrasons utilisés depuis des décennies pour regarder à travers les tissus commencent aussi à servir à modifier ce qui s'y passe.

TITHON

Un outil change de nature lorsque nous découvrons qu'il peut agir là où il nous permettait seulement de voir.

Sources 2026

"Ultrasound in Medicine & Biology", Tokyo Women's Medical University, Tokyo, Japon

Mayo Clinic, Rochester, Minnesota, États-Unis

University of Virginia, Charlottesville, Virginie, États-Unis

Memorial Sloan Kettering, New York, États-Unis

Dana-Farber Cancer Institute, Boston, États-Unis

#Sonodynamique #Cancer #MédecineDuFutur #Glioblastome #CancerDuPancréas #Ultrasons #InnovationMédicale #VOCEassociation

Faire découvrir cette publication

Partager cette recherche, ses sources et sa version intégrale.

#VOCEAssociation #CancerResearch #Oncology #MedicalResearch

LinkedIn Facebook

VOCE Academy

Continuer

← À Tivoli, près de Rome, un orgue joue sans organiste.
Choisissez quelque chose dont vous êtes certain. →

Ce texte appartient au corpus pédagogique et éditorial de VOCE Association. Lecture, découverte et citation sont publiques; les droits sur le texte et le corpus restent détenus par VOCE Association, sauf mention contraire. Droits du corpus.