Publié le 24 septembre 2026 à 16:00 · Publication originale
Le 21 septembre 2026, une équipe chinoise montre quelque chose de plus étrange.
À 4.600 années-lumière, PSR J1849-0001 est le vestige ultracompact d'une étoile morte. Autour de ce pulsar, des particules atteignent des énergies extrêmes. LHAASO, construit à 4.410 mètres dans le Sichuan, avait déjà détecté des photons gamma atteignant le PeV: 10^15 électronvolts.
Einstein Probe vient de révéler le trajet.
En rayons X apparaît une structure longue d'environ 42 années-lumière, près de trois millions de fois la distance Terre-Soleil. Elle pointe dans la même direction que l'émission gamma d'ultra-haute énergie mesurée par LHAASO.
Deux instruments observant des photons très différents retrouvent donc la même géométrie. Des électrons accélérés près du pulsar semblent conserver une propagation privilégiée sur des dizaines d'années-lumière au lieu de se disperser dans toutes les directions.
En avril 2026, Nature Astronomy avait déjà révélé une anomalie: ce pulsar, cinquante fois moins puissant que celui du Crabe, alimente pourtant une émission au PeV plusieurs fois plus lumineuse. Son efficacité d'accélération atteint les limites, voire dépasse ce qu'autorise la magnétohydrodynamique idéale. Les chercheurs l'ont surnommé "Aquila Booster".
L'espace autour d'un accélérateur cosmique peut donc aussi organiser le voyage des particules.
ULTRA®
Comment ce transport directionnel survit-il dans un plasma magnétisé turbulent?
L'électron obéit à la mécanique quantique. Mais des populations immenses exigent ensuite la physique des plasmas, la turbulence, la diffusion anisotrope et les pertes radiatives. Relier ces échelles reste un problème majeur.
On retrouve ici des questions de physique quantique: transport dans les milieux désordonnés, localisation d'Anderson, dynamique hors équilibre, propagation de l'information. Les simulateurs quantiques peuvent encoder certains Hamiltoniens de systèmes complexes pour explorer des régimes difficiles à calculer classiquement.
Avec davantage de qubits fiables, certains modèles microscopiques de transport astrophysique pourraient devenir candidats à cette simulation. L'ordinateur quantique ne servirait alors plus seulement à la chimie ou à la cryptographie: il pourrait reconstruire sur une puce une fraction de la physique que l'Univers réalise sur 42 années-lumière.
ARIEL
Le vide possède parfois une direction.
Sources
Chinese Academy of Sciences/IHEP, 21 septembre 2026
LHAASO Collaboration, Nature Astronomy, 13 avril 2026
#rayonscosmiques #LHAASO #EinsteinProbe #astrophysique #quantique #VOCEASSOCIATION