Publié le 6 octobre 2026 à 09:00 · Publication originale
Août 2026.
McKinsey décrit une rupture: l'humain n'est plus toujours l'unité d'exécution.
Dans le recrutement agentique, un agent cherche les candidats. Un autre les classe. Un autre les contacte et organise les entretiens. Un coordinateur orchestre l'ensemble.
Le recruteur garde les décisions, les exceptions, la relation et la persuasion.
Cette architecture touche directement le modèle Ulrich qui a structuré pendant trente ans de nombreuses DRH autour de trois ensembles: business partners, services partagés et centres d'expertise.
McKinsey envisage leur compression en une couche plus intégrée. Les services partagés deviennent largement numériques et agentiques. Les centres d'expertise conservent quelques spécialistes profonds.
PwC arrive au même endroit.
En septembre 2026, le cabinet décrit des workflows "hire-to-retire" et recommande de mesurer coût de service, vitesse de décision et capacité humaine redéployée.
L'effet financier dépasse alors le poste.
Si une entreprise automatise une partie du travail de 10.000 personnes, elle peut aussi réduire recrutements, onboardings, formations, administration et certaines couches de management construites autour de ce travail.
McKinsey et PwC ne chiffrent pas cet effet secondaire. Il doit être mesuré entreprise par entreprise.
Pour une banque ou un assureur de plusieurs dizaines de milliers de salariés, il peut devenir matériel.
ULTRA®
Le déplacement le plus stratégique concerne la propriété du workforce.
Un salarié relève principalement du système RH: identité, contrat, rémunération, poste, compétences.
Un agent traverse plusieurs infrastructures. Son identité dépend de l'IAM. Ses droits des politiques d'accès. Ses performances de l'observabilité. Ses erreurs du contrôle interne, de la cybersécurité ou de l'AI governance.
McKinsey avertit qu'une partie des responsabilités RH peut migrer vers l'IT ou d'autres fonctions digitales si la fonction ne maîtrise pas cette transformation.
La cartographie des capacités de travail devient un actif partagé entre CHRO, CIO, CISO, risk et métiers.
LI!GHT WORKFORCE ©
Moins de travail humain à administrer peut réduire une partie de l'infrastructure RH et managériale.
Davantage de capacités agentiques exigent IAM, observabilité, contrôle, cybersécurité et gouvernance.
Le coût organisationnel ne disparaît pas.
Il change d'architecture.
Pour un board, la nouvelle métrique est le coût total du système de travail nécessaire pour produire une unité de résultat.
WOTAN
"Chi governa il lavoro governa l'impresa."
Sources
McKinsey, "Escaping the pilot trap", 4 août 2026
McKinsey, "HR Monitor 2026", 8 juin 2026
PwC, "How forward-looking CHROs are redesigning HR with Agentic AI", 15 septembre 2026
#VOCEAssociation #AIGovernance #HumanResources #AgenticAI #FutureOfWork