Publié le 11 juillet 2026 à 05:00 · Publication originale
Ici, le CO₂ n'est pas utilisé comme combustible, il devient le fluide qui transporte l'énergie.
Au-delà de 31°C et de 74 bars, le dioxyde de carbone entre dans un état dit supercritique. Il n'est plus vraiment un gaz, ni totalement un liquide. Il combine les avantages des deux états: il circule facilement tout en restant très dense.
Pour les ingénieurs, cette propriété change tout.
Dans une centrale électrique classique, la vapeur d'eau fait tourner une turbine. Avec le CO₂ supercritique, le fluide est beaucoup plus dense. Les turbines peuvent donc être beaucoup plus compactes tout en conservant un excellent rendement.
Autre avantage, ce cycle fonctionne avec de nombreuses sources de chaleur comme les réacteurs nucléaires avancés, la géothermie profonde, cela haleur industrielle récupérée ou les centrales solaires à concentration.
Plusieurs sites fonctionnent déjà aux États-Unis et en Corée du Sud, avec des puissances progressivement croissantes.
L'objectif n'est pas seulement de produire davantage d'électricité, il est de produire la même quantité avec des centrales plus petites, moins gourmandes en eau et potentiellement plus efficaces.
Pour les citoyens, les conséquences pourraient être importantes. Des centrales plus compactes nécessitent moins de matériaux, moins d'emprise au sol et peuvent valoriser des sources de chaleur aujourd'hui perdues.
Pendant des décennies, le CO₂ a surtout été considéré comme un déchet climatique.
Les ingénieurs apprennent désormais à utiliser ses propriétés physiques pour améliorer le rendement des centrales bas carbone.
Macbeth
Le progrès naît parfois lorsque l'on cesse de voir un matériau pour ce qu'il représente et que l'on commence à comprendre ce qu'il est capable de faire.
Sources 2026
U.S. Department of Energy
GTI Energy
Echogen Power Systems
Southwest Research Institute
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