Publié le 21 juillet 2026 à 05:00 · Publication originale
Pour la première fois, un médicament ne traite pas le diabète, il peut retarder son apparition.
Le traitement s'appelle teplizumab. Il ne remplace pas l'insuline, il agit plus tôt, lorsque le système immunitaire commence à attaquer les cellules du pancréas, mais avant que la maladie ne devienne symptomatique. Son objectif est de protéger ces cellules suffisamment longtemps pour repousser le diagnostic clinique.
Pourquoi est-ce important?
Chez certains enfants et adolescents présentant un diabète de type 1 au stade 2, les essais montrent que la maladie peut être retardée d'environ deux à trois ans. Pour une famille, cela représente plusieurs années supplémentaires sans injections quotidiennes d'insuline, sans calcul permanent des glucides et avec un risque plus faible d'hypoglycémies sévères.
Cette avancée change aussi la manière de dépister la maladie.
Plusieurs équipes américaines et britanniques plaident désormais pour un dépistage des auto-anticorps chez les enfants ayant un risque familial, afin d'identifier la maladie avant les premiers symptômes. Jusqu'à présent, la plupart des diagnostics étaient posés lorsque plus de 80% des cellules bêta avaient déjà été détruites.
Le traitement est désormais disponible au Royaume-Uni pour certains patients éligibles via le NHS, tandis que plusieurs centres américains l'utilisent déjà dans le cadre de programmes spécialisés. En Europe continentale, son déploiement reste beaucoup plus limité malgré son autorisation récente.
Pour de nombreux spécialistes, c'est un changement historique. La médecine ne cherche plus seulement à traiter le diabète. Elle tente désormais d'intervenir avant qu'il ne bouleverse une vie.
NORMA
Les plus grandes victoires ne sont pas toujours celles qui guérissent. Ce sont parfois celles qui donnent simplement du temps.
Sources 2026
NICE
NHS England,
The Guardian
EMA
#Diabète #Type1 #Prévention #Immunothérapie #RechercheMédicale #VOCEassociation