Publié le 29 septembre 2026 à 17:00 · Publication originale
Une application doit savoir comment interroger un service, comprendre son format et gérer ses règles d’accès. Ajouter un nouvel outil signifie souvent développer une nouvelle intégration.
C’est dans ce paysage qu’apparaît le Model Context Protocol, ou MCP, proposé par Anthropic en 2024 puis adopté bien au-delà de ses propres modèles.
MCP est un protocole ouvert. Il définit une manière commune de présenter à une application d’IA les capacités auxquelles elle peut accéder.
Son architecture sépare plusieurs rôles. L’application qui utilise le modèle comporte un client MCP. Celui-ci dialogue avec un serveur MCP, qui expose les capacités disponibles. Derrière ce serveur peuvent se trouver un logiciel d’entreprise, une base de données ou un service distant.
Le serveur peut notamment déclarer des "tools": des opérations que le système peut appeler selon un format défini. Au lieu d’écrire dans l’application toute la logique particulière d’un service, on lui fournit une interface que différents clients compatibles avec MCP peuvent comprendre.
Le protocole ne fait pourtant pas disparaître les API. Un serveur MCP peut parfaitement s’appuyer sur elles pour communiquer avec les systèmes situés derrière lui. Il ajoute une couche de standardisation entre l’environnement d’IA et ces services.
Cette nuance compte. MCP n’est ni une intelligence supplémentaire ni une immense prise universelle donnant automatiquement accès au monde numérique. Il organise une conversation entre composants qui doivent encore être configurés, authentifiés et autorisés.
La sécurité se déplace avec l’architecture. Un serveur capable de lire un calendrier n’expose pas les mêmes conséquences qu’un outil autorisé à modifier un CRM. Dès qu’un modèle peut demander l’exécution d’une opération, l’identité et les permissions deviennent partie intégrante du fonctionnement du système.
Nous sommes désormais assez loin de la machine du premier jour qui produisait du texte token après token.
Elle peut recevoir une information extérieure et appeler un outil. Des protocoles commencent à organiser ces connexions.
Il manque encore une capacité pour que l’ensemble prenne une autre dimension: pouvoir décider de la prochaine opération à partir du résultat de la précédente.