Publié le 12 octobre 2026 · Publication originale
OPÉRA VOCE - CalPERS: 1 milliard co-investi peut éviter 400 millions de frais
ATTO I
Au premier semestre 2026, les co-investissements en private equity atteignent 198,19 milliards de dollars.
S&P Global Market Intelligence indique que ce montant dépasse déjà cinq des six années complètes précédentes.
Dans un fonds classique, le LP confie son capital au GP, qui choisit les actifs et prélève management fees puis carried interest.
En co-investissement, le LP choisit une opération proposée par le GP et investit directement à ses côtés, souvent avec des frais fortement réduits.
ATTO II
CalPERS donne une mesure rare de cette économie.
Dans son programme 2026, le fonds estime que 1 milliard de dollars co-investi peut éviter environ 400 millions de dollars de management fees et de carry sur la vie de l'investissement.
Hypothèses: multiple brut de 2,5x, fee de 1,25%, carry de 20%, dix ans.
125 millions proviennent des frais de gestion évités.
275 millions du carried interest.
Ce calcul est une illustration simplifiée, pas une économie déjà réalisée.
Avec 15,5 milliards de dollars d'engagements annuels et une cible de 40% en co-investissements, CalPERS obtient environ 2,5 milliards de coûts évités sur une seule année d'engagements.
La baisse des frais ne garantit aucun alpha.
Le LP doit décider vite et accepter davantage de concentration. Le GP reste celui qui choisit les opérations qu'il ouvre au co-investissement.
ATTO III
Le mouvement change le partage du rendement.
Un grand investisseur peut continuer à payer le GP pour l'accès aux opérations sans accepter que chaque dollar supporte l'économie complète du fonds aveugle.
La compétence interne devient alors une variable financière: le rendement net conservé doit justifier le coût des équipes capables d'analyser chaque transaction.
CalPERS rappelle d'ailleurs que ses co-investissements ont connu des périodes de sous-performance avant l'amélioration récente.
ULTRA®
Le co-investissement déplace une partie du pouvoir vers les LP capables d'underwriter eux-mêmes les actifs.
L'asymétrie d'information demeure: le GP connaît mieux l'entreprise et décide quels deals partager.
La comparaison pertinente porte donc sur le rendement net du co-investissement face au fonds principal, après coûts internes et concentration.
Une économie de frais ne sauve jamais un mauvais actif.
FINALE
Dans "Don Pasquale", la fortune paraît donner le contrôle jusqu'au moment où le contrat redistribue le pouvoir.
Le private equity connaît la même mécanique.
DON PASQUALE
Le capital devient plus exigeant lorsqu'il découvre combien lui coûte le droit de ne pas choisir.
Sources 2026
CalPERS, 2026 Private Equity Annual Program Review, juin 2026
S&P Global Market Intelligence, 10 juillet 2026
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