Corpus VOCE · 5 juillet 2026

La plupart des visiteurs voient dans les 1.350 marches de Kotor un défi physique.

Les médecins y voient autre chose.

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Publié le 5 juillet 2026 à 07:00 · Publication originale

Les médecins y voient autre chose.

Une montée régulière, réalisée à son rythme, constitue l'un des exercices les plus efficaces pour solliciter simultanément le système cardiovasculaire, le cerveau et le métabolisme.

Contrairement à une marche sur terrain plat, la montée augmente progressivement la fréquence cardiaque et améliore la consommation d'oxygène. Cet effort stimule la production de BDNF, une protéine essentielle à la plasticité cérébrale, favorise la sensibilité à l'insuline et améliore la fonction des mitochondries, véritables centrales énergétiques de nos cellules.

Mais Kotor ajoute un élément rarement présent dans une salle de sport.

La récompense.

À mesure que l'altitude augmente, le paysage s'ouvre sur les bouches de Kotor. Cette alternance entre effort et panorama active les circuits cérébraux de la motivation. Les neurosciences montrent que le cerveau répond particulièrement bien lorsque l'effort débouche sur une récompense visuelle ou émotionnelle. La libération de dopamine ne dépend pas uniquement du résultat. Elle accompagne aussi la progression vers un objectif.

L'environnement joue également un rôle. La baie offre un vaste "blue space", tandis que les montagnes créent un paysage que les psychologues qualifient de restauratif. Cette combinaison semble réduire la charge mentale et favoriser une récupération plus rapide après un effort modéré.

Les bénéfices ne s'arrêtent pas au sommet.

Pratiquée régulièrement, la marche en côte est associée à une amélioration de la capacité cardiovasculaire, à une diminution du risque de diabète de type 2, à une meilleure régulation de la pression artérielle et à une réduction de plusieurs marqueurs inflammatoires chroniques. L'activité physique répétée influence également l'expression de nombreux gènes impliqués dans le métabolisme énergétique, un mécanisme étudié par l'épigénétique.

Cette forteresse a été construite pour résister aux assauts.

Aujourd'hui, son ascension rappelle que notre organisme devient souvent plus fort lorsqu'il accepte de gravir quelques marches plutôt que de les éviter.

MEDEA

Le corps n'aime pas seulement arriver au sommet. Il aime devenir capable de l'atteindre.

Sources 2026

Nature Reviews Cardiology
Nature Reviews Neuroscience
American College of Sports Medicine
Frontiers in Physiology
International Journal of Environmental Research and Public Health

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