Corpus VOCE · 31 juillet 2026

Pendant des décennies, le cholestérol total a occupé toute l'attention. Puis le LDL, souvent qualifié de "mauvais cholestérol", est devenu la référence pour évaluer le risque cardiovasculaire.

Aujourd'hui, de plus en plus de cardiologues s'intéressent à un autre biomarqueur: l'Apolipoprotéine B, ou "ApoB".

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Publié le 31 juillet 2026 à 07:00 · Publication originale

Aujourd'hui, de plus en plus de cardiologues s'intéressent à un autre biomarqueur: l'Apolipoprotéine B, ou "ApoB".

Pourquoi ce changement?

Parce que ce ne sont pas uniquement les quantités de cholestérol qui favorisent l'athérosclérose, mais aussi le nombre de particules capables de pénétrer dans la paroi des artères. Chacune de ces particules potentiellement athérogènes transporte une seule molécule d'ApoB. En mesurant cette protéine, les biologistes estiment donc directement le nombre de particules susceptibles de participer à la formation des plaques d'athérome.

Deux personnes peuvent présenter exactement le même taux de LDL. Pourtant, l'une peut posséder beaucoup plus de particules circulantes que l'autre et présenter un risque cardiovasculaire plus élevé, une différence que le LDL seul ne révèle pas toujours.

C'est précisément pour cette raison que plusieurs sociétés savantes internationales considèrent désormais l'ApoB comme un marqueur particulièrement pertinent chez les personnes diabétiques, en surpoids, atteintes d'un syndrome métabolique ou présentant des triglycérides élevés. Dans ces situations, l'ApoB reflète souvent mieux le risque réel que le seul dosage du LDL.

La médecine préventive évolue ainsi vers une analyse beaucoup plus fine des lipides sanguins. Il ne s'agit plus uniquement de mesurer la quantité de cholestérol, mais de comprendre combien de particules circulent réellement dans le sang et quelles sont leurs conséquences potentielles sur les artères au fil des années.

Une simple analyse de sang peut ainsi révéler un risque cardiovasculaire sous-estimé, permettant d'agir plus tôt grâce à l'alimentation, à l'activité physique ou, lorsque cela est nécessaire, à une prise en charge médicale adaptée.

ESCULAPE

Prévenir consiste souvent à voir ce qui reste invisible tant que tout semble encore fonctionner.

Sources 2026

European Society of Cardiology

European Atherosclerosis Society

Journal of the American College of Cardiology

Circulation

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